La permaculture peut se définir comme une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (comme des habitats humains et des systèmes agricoles) en s’inspirant de l’écologie naturelle (biomimétisme ou écomimétisme) et de la tradition. Cette méthode peut – et devrait – être appliquée à d’autres sphères comme le développement personnel.
De la permaculture à la permacroissance
Avez-vous déjà pensé que votre esprit avait beaucoup de chose en commun avec un jardin ? Chacun d’entre nous porte le terrain le plus fertile qui soit. Nos esprits sont capables de produire une récolte supérieure à celle du sol le plus fertile ou de la ferme la plus efficace de la planète. Alors, comment pouvons-nous tirer parti de ce bien précieux que nous avons tous reçu ? Y a-t-il des «conseils de jardinage» que nous pouvons appliquer pour nos esprits ? Je crois qu’il y en a.
Un homme découvre tôt ou tard qu’il est le maître jardinier de son âme, le directeur de sa vie – James Allen.
Tout comme un jardin conventionnel, qui produit sa culture à partir des graines semées par le jardinier, nos esprits produisent aussi une récolte basée sur les graines que nous y plantons. Cependant, les graines plantées dans l’esprit viennent sous différentes formes :
- Les livres que nous lisons
- Les gens avec qui nous traînons
- Les blogs, personnes et sites que nous suivons
- Les films et programmes télévisés que nous regardons et la musique que nous écoutons
- Les groupes auxquels nous nous associons
Tout ce que nous voyons, entendons ou expérimentons est une graine potentielle qui tombe sur le sol fertile de notre esprit. Quand ces graines sont plantées dans nos esprits et prennent racine, que produisent-elles ?
- Mentalités et paradigmes
- Pensées
- Idées
- Attitudes
- Croyances et idéaux
Les questions que nous devrions nous poser sont les suivantes : Quel genre de pensées, d’idées, de croyances et d’attitudes mon esprit produit-il ?, Sont-elles positives et me poussent-elles dans la direction que je veux suivre dans la vie ? M’encouragent-elles et me donnent-elles envie d’apprendre, de grandir pour devenir encore meilleur que je ne le suis actuellement ?
Et si elles ne sont pas bonnes ? Et si vos pensées, vos idées, vos croyances et vos attitudes sont négatives, vous laissant découragé, frustré et craintif ? Si c’est le cas, je suggérerais de regarder les graines que vous semez et que vous laissez prendre racine dans votre esprit.
Il est impossible pour un jardinier de planter des graines de maïs et de produire autre chose que du maïs. Si le jardinier voulait des carottes, il aurait dû semer des graines de carotte. Le principe est exactement le même dans nos esprits. Si nous remplissons nos esprits de graines « positives », nous obtiendrons une récolte de pensées et d’idées positives. Au contraire, si nous remplissons notre esprit de graines de négativité et de défaite, vos pensées et vos idées seront négatives.
Permacroissance : Croissance personnelle et permaculture
Lorsque nous considérons l’esprit comme un jardin, nous sommes plus susceptibles de comprendre que la transformation est un processus graduel. Nous devenons également plus conscients des cycles de la nature et des conditions nécessaires à la croissance personnelle. C’est une approche plus lente mais plus approfondie du développement personnel.
La métaphore du jardin peut sembler brute dans sa simplicité, mais en y regardant de plus près, nous pouvons soulever quelques points importants.
Sommes-nous, selon les mots de James Allen, le «maître-jardinier» de notre esprit ou avons-nous délégué ce devoir à quelqu’un d’autre ? Un patron, un partenaire, un parent ? Avons-nous établi des limites claires autour de notre jardin, ou quelqu’un peut-il s’introduire pour y semer ses propres graines ? Plus précisément, avons-nous oublié que nous, et nous seul, sommes responsable de tout ce que nous récoltons et semons ?
Tout comme un jardin, notre esprit a besoin de soins constants pour s’assurer qu’il obtient un bon semis. Si les graines que nous ne voulons pas ont pris racine, elles devraient être immédiatement déracinées et éliminées. N’est-ce pas intéressant (et frustrant) de voir à quel point les mauvaises herbes poussent si facilement ? Vous n’avez même pas à les planter et elles apparaissent partout. Les pensées négatives sont comme ces mauvaises herbes dans votre esprit. Si vous êtes attentif à ce que vous laissez entrer dans votre esprit, les graines produisant des mauvaises herbes peuvent s’infiltrer et prendre racine. Une fois qu’une mauvaise herbe a été identifiée dans votre esprit, retirez-la immédiatement et plantez quelque chose de positif à sa place. Laissé sans surveillance, votre esprit – tout comme un jardin – sera envahi par les mauvaises herbes qui endommageront les plantes, freineront la croissance et, en général, ne feront que gêner. Il en est de même avec des émotions comme la jalousie, l’amertume et le regret. Elles envahissent tout ce que nous essayons de cultiver. Nous devrions donc penser à ces émotions de la même manière que nous pensons aux mauvaises herbes dans notre jardin et essayer de les arracher à la racine.
Sème une pensée et tu moissonneras une action; sème une action et tu récolteras une habitude; sème une habitude et tu récolteras un caractère; sème un caractère et tu récolteras un destin. – Ralph Waldo Emerson
Soyons conscients des graines qui remplissent votre esprit et de la récolte qu’elles produiront. Si nous n’aimons pas la récolte que notre esprit produit, nous pouvons semer différentes graines qui produiront la récolte que nous désirons.
De quelles mauvaises herbes avez-vous besoin de vous débarrasser ? Quelles graines avez-vous besoin de commencer à semer ?
Avant d’essayer de faire germer une nouvelle idée, pensez à l’environnement dans lequel vous êtes et aux conditions qui favorisent la croissance.
N’arrêtez jamais le processus. Tout comme le jardin à la permaculture, nous pouvons avoir la permacroissance.
Alors que les problèmes du monde deviennent de plus en plus complexes,
les solutions demeurent honteusement simples – Bill Mollison
Bill Mollison est à l’origine de la permaculture. Il la définit comme une éthique, une philosophie, une science et une méthode de conception de systèmes (et d’écosystèmes), dont la préoccupation fondamentale est l’efficacité, la soutenabilité/régénérativité et la résilience. La permaculture est basée sur trois éthiques : Se soucier de la Terre, se soucier de l’Homme, s’occuper de soi, de sa famille et de sa communauté et partager équitablement
Est-ce que la croissance personnel est si éloignée de la permaculture ? Personnellement, je ne pense pas. Pour reprendre les mots de Bill Mollison, les problèmes du monde sont de plus en plus complexes mais les solutions demeurent honteusement simples. J’aouterai même que nous avons tous, en nous, les solutions pour nous garantir un avenir meilleur.
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