Vous avez le droit de garder le silence.
Vous pouvez renoncer à ce droit, et tout ce que vous direz pourra et sera utilisé contre vous.
Vous avez le droit de consulter un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. Si vous n’en avez pas les moyens, un avocat vous sera désigné d’office, et il ne vous en coûtera rien. Durant chaque interrogatoire, vous pourrez décider à n’importe quel moment d’exercer ces droits, de ne répondre à aucune question ou de ne faire aucune déposition.
Dans les années 1960, Ernesto Miranda fut condamné pour viol en Arizona avec, comme seule preuve, ses propres aveux. Son avocat essaya devant la Cour Suprême de montrer que son faible niveau scolaire l’avait conduit à s’accuser lui-même. Depuis, la procédure pénale américaine oblige la police à lire ses droits au suspect.
Mais le droit de garder le silence vient aussi avec le droit de ne pas garder le silence.
Le silence a des conséquences, et bien souvent, elles sont très faciles à prévoir. En gardant le silence, vous ne pouvez pas faire connaitre votre identité à d’autres, vous ne pouvez pas communiquer avec les autres et vous ne pouvez pas défendre au monde vos propres pensées et valeurs uniques.
Mais c’est votre droit. Vous avez le droit d’avoir un but. Si vous n’en avez pas, on en trouvera un pour vous. Personne ne vit sans un but très longtemps.
Le monde du travail et la société vous donneront facilement un but, dans leur propre intérêt, mais ces entités ne manqueront pas de vous en trouver un.
Votre but est de collecter des valeurs pour lesquelles votre vie sera vécue. Elles peuvent, ou non, correspondre à vos propres valeurs. Ainsi, si vous n’avez pas consciemment identifié votre objectif, soyez assuré que vous avez été au service de l’objectif de quelqu’un d’autre.
Mais vous avez le droit d’être libre.
Mais un droit n’est pas une faveur que l’on vous accorde sans souci. Vous n pouvez pas vous permettre d’attendre qu’il se produise sans rien faire. La liberté n’arrive jamais par accident. La liberté ne tombe jamais au hasard ou octroyée par des forces extérieures.
La liberté est cultivée, avec un but et des actions. La liberté ne vient jamais à ceux qui ne comprennent pas ce qui les empêche d’être libre.
La liberté est indéfinissable, mais elle est également indubitable. Si vous ne vous sentez pas libre, vous n’êtes pas libre.
Mais cela reste votre droit d’être libre. Vous serez libre quand vous comprendrez vraiment pourquoi vous ne l’avez pas été.
Et vous comprenez-vous bien ce droit ?
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